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Histoire de la voiture cinéma Su 204 /​​ SCC 66

Le cinéma à 160 km/​h

Voiture cinéma Su 204 en livrée d'origine, incorporée à un train (LVDR 1095).
Sur la plupart des réseaux ferrés impor­tants dans le monde, on trouve des véhi­cules fer­ro­viaires amé­na­gés en salles de pro­jec­tion ciné­ma­to­gra­phique, en vue d’être uti­li­sés en des points d’arrêt à l’ins­truc­tion du per­son­nel. Il exis­tait, par contre, fort peu de voi­tures-cinéma des­ti­nées à la pré­sen­ta­tion de films en marche. C’est ainsi qu’une seule des 8 voi­tures, dont la S.N.C.F. dis­po­sait jusqu’à présent, était à même d’as­su­rer un tel service. La Section Cen­trale Ciné­ma­to­gra­phique l’avait amé­na­gée en 1946 à partir d’une voiture-salon A2c2 L3 construite en 1926 par le réseau P.L.M. Ses pos­si­bi­li­tés de pro­jec­tion en marche lui per­mirent de par­ti­ci­per depuis 1953 à un certain nombre de trains spé­ciaux, voyages offi­ciels, voyages de presse, inau­gu­ra­tions d’ins­tal­la­tions S.N.C.F. ou privées, etc… Tou­te­fois elle était surtout des­ti­née à pré­sen­ter des films fer­ro­viaires et indus­triels dans les foires com­mer­ciales et les expo­si­tions en France et à l’é­tran­ger (Foire Inter­na­tio­nale de Milan en avril 1960) et à ren­for­cer, suivant les besoins, les tour­nées de pré­ven­tion des acci­dents orga­ni­sées par les Sec­tions Cinéma régio­nales. Depuis un certain temps déjà, elle ne cor­res­pon­dait plus aux condi­tions d’ex­ploi­ta­tion sou­hai­tées par les orga­ni­sa­teurs de voyages. En par­ti­cu­lier, sa vitesse limitée à 120 km/​h, sa pré­sen­ta­tion et son confort l’ex­cluaient des trains rapides de long par­cours et des mani­fes­ta­tions impor­tantes. Aussi fut-il décidé en 1961 d’as­su­rer son rem­pla­ce­ment par une voiture neuve, construite spé­cia­le­ment dans le but de satis­faire à ces impé­ra­tifs. Il s’agit de la Su 204.

Texte de J. Michaux, J. Robert et A. Ber­thault, issus de la RGCF d’oc­tobre 1967 avec l’au­to­ri­sa­tion de celle-ci.

Voiture-cinéma 1942 RGCF 09 1942
Affiche voiture cinema SNCF
Dessins de la voiture cinéma Su 204 en livrée d'origine (section cinéma SNCF)

Première version (1966): Su 204 livrée verte

Caractéristiques générales

C’est en uti­li­sant une caisse de voiture-lit MU longue (26,400 m H.T.), construite par les Eta­blis­se­ments Bris­son­neau et Lotz à Aytré, et les plans pré­pa­rés en col­la­bo­ra­tion par la Section Cen­trale Ciné­ma­to­gra­phique et la Divi­sion des Etudes de Voi­tures (DEV) que les Ate­liers du Mans de la Région Ouest ont réalisé avec un soin par­ti­cu­lier l’é­qui­pe­ment et les amé­na­ge­ments de ce « cinéma sur rails ». La salle de pro­jec­tion cli­ma­ti­sée peut rece­voir 75 spec­ta­teurs. On peut y accéder en marche par les portes d’in­ter­cir­cu­la­tion, et à l’arrêt à partir de la voie ou d’un quai, au moyen d’un esca­lier amo­vible et réglable, en alliage léger.

Caisse de la voiture Su 204 disposée sur dés dans le chantier.

Caisse de la voiture Su 204 dis­po­sée sur dés dans le chan­tier.

Intérieur de la caisse de la voiture Su 204 avant équipement.

Inté­rieur de la caisse de la voiture Su 204 avant équi­pe­ment.

D’un côté de la salle, de 17,50 m environ de lon­gueur, se trouve la cabine de pro­jec­tion avec ses annexes et de l’autre côté, un local for­te­ment inso­no­ri­sé abri­tant un groupe élec­tro­gène « Diesel-alter­na­teur ». Ce dernier fournit le courant néces­saire à toutes les ins­tal­la­tions (condi­tion­ne­ment d’air, éclai­rage, cabine de pro­jec­tion, etc.), en sorte que la voiture conserve son auto­no­mie de fonc­tion­ne­ment en toutes cir­cons­tances et quel que soit le mode de trac­tion, élec­trique, diesel ou vapeur.
Les portes d’accès et d’in­ter­cir­cu­la­tion, du type unifié, réservent de larges pas­sages. Les organes de rou­le­ment, de sus­pen­sion et de frei­nage (bogies Y24S avec frein incor­po­ré à haute puis­sance) auto­risent la cir­cu­la­tion.

Schémas de la voiture Su 204
Voiture cinéma Su 204 (futur SCC 66) à Dinard en 1969.

Aménagement et confort

Le désir des pro­mo­teurs était d’of­frir aux spec­ta­teurs l’am­biance agréable et le confort d’une salle de spec­tacle moderne. On peut penser que ce but a été atteint dans une large mesure par un heureux choix des formes et des teintes inté­rieures, dont le mérite revient à notre déco­ra­teur M. Arzens, par l’ap­pli­ca­tion d’une iso­la­tion ther­mique et pho­nique très poussée et par l’ins­tal­la­tion du condi­tion­ne­ment d’air.

Dans la salle de pro­jec­tion, 66 fau­teuils à pied central, garnis de velours grenat, sont dis­po­sés en quin­conce sur 19 rangées trans­ver­sales de 3 ou 4 places, celles de 3 places étant com­plé­tées par des stra­pon­tins (9 stra­pon­tins au total).
Les parois laté­rales et le plafond, aux lignes sobres et nettes, sont revêtus d’un texoïd vert foncé collé sur mol­le­ton, ne donnant aucun reflet gênant lors des pro­jec­tions. Le sol est recou­vert d’une moquette gris anthra­cite qui contri­bue à amortir les bruits inté­rieurs.

Disposition pour l'isolation acoustique de la voiture cinéma Su 204.

Un éclai­rage par lampes à incan­des­cence encas­trées dans le plafond ajoute une note de dis­cré­tion à l’en­semble. L’ins­tal­la­tion de condi­tion­ne­ment d’air, du type clas­sique Stone, est dis­po­sée en partie sous le châssis et en partie dans le pavillon de la voiture. La dis­tri­bu­tion d’air dans la salle s’opère par deux dif­fu­seurs à lèvres fixés lon­gi­tu­di­na­le­ment au plafond. Le réchauf­fage de I’air est assuré, suivant les besoins, soit par l’eau de refroi­dis­se­ment du moteur diesel, soit par l’élec­tri­ci­té ; il est com­plé­té par une bat­te­rie de radia­teurs de plan­cher. La cabine de pro­jec­tion est elle même cli­ma­ti­sée par une dif­fu­sion d’air en bout de gaine et l’é­va­cua­tion de l’air vicié s’y fait par le moyen d’un ven­ti­la­teur d’ex­trac­tion. 

Des dis­po­si­tions assez excep­tion­nelles qui ont été prises pour garan­tir une iso­la­tion acous­tique aussi par­faite que pos­sible. Les vibra­tions pro­duites par le groupe élec­tro­gène sont presque tota­le­ment étouf­fées par un système de plots-amor­tis­seurs doubles en caou­tchouc souple, et le niveau de bruit à l’arrêt, en période de fonc­tion­ne­ment du groupe et de la cli­ma­ti­sa­tion, ne dépasse pas 56 dB (A). En marche à 120 km/​h, le niveau sonore dans la salle à hauteur du premier rang de fau­teuils, c’est-à-dire près du groupe géné­ra­teur, atteint 65 à 66 dB (A), mais l’in­dice d’in­tel­li­gi­bi­li­té reste voisin de 90 %.

Fourniture d’énergie et équipement de projections

Le groupe élec­tro­gène se compose d’un moteur Poyaud 2PYI de 34 kW et d’un alter­na­teur Aubry-Simonin de 35 kVA tri­pha­sé 380 V 50 Hz, accou­plés et sus­pen­dus élas­ti­que­ment. Aux arrêts, l’a­li­men­ta­tion de toutes les ins­tal­la­tions peut se faire à partir d’un réseau exté­rieur, en courant 220 V ou 380 V tri­pha­sé, ou 220 V ou 110 V mono­pha­sé. En cas de panne du groupe, une bat­te­rie d’ac­cu­mu­la­teurs de 110 V – 220 Ah permet d’as­su­rer nor­ma­le­ment la pro­jec­tion et la ven­ti­la­tion de la salle, mais non la cli­ma­ti­sa­tion, durant 4 heures. Pour la pro­jec­tion, l’une des pré­oc­cu­pa­tions essen­tielles des pro­mo­teurs a été de prévoir le maximum de pos­si­bi­li­tés pour la mise en oeuvre des dif­fé­rents pro­cé­dés ciné­ma­to­gra­phiques. C’est ainsi que, malgré les dimen­sions inha­bi­tuelles de cette salle de cinéma, les films réa­li­sés suivant les méthodes usuelles peuvent être pro­je­tés dans les meilleures condi­tions :
- 35 mm sonore, stan­dard, pano­ra­mique et ciné­ma­scope (son optique),
- 16 mm sonore stan­dard et ciné­ma­scope (son optique ou magné­tique).

A cet effet, la cabine a été munie de deux appa­reils de pro­jec­tion 35 mm, avec pro­jec­teurs Bauer B 11, lan­ternes à arc de 30 A et objec­tifs avec ana­mor­pho­seurs pour le ciné­ma­scope ; un appa­reil 16mm peut s’a­dap­ter devant l’un des pro­jec­teurs 35 mm, béné­fi­ciant ainsi de la puis­sance lumi­neuse de ce dernier. Dans ses plus grandes dimen­sions (ciné­ma­scope) l’écran mesure 2,45 m X 1, 10 m, mais un dis­po­si­tif simple permet de réduire sa largeur à 1,40 m pour les pro­jec­tions en format stan­dard. Un petit podium, amo­vible, com­por­tant un pupitre à éclai­rage dirigé peut être extrait du sou­bas­se­ment de l’écran et un micro­phone peut être extrait du sou­bas­se­ment de l’écran et un micro­phone peut être adapté au circuit de sono­ri­sa­tion ; en un instant la voiture-cinéma devient voiture-confé­rences.

La sono­ri­sa­tion est assurée par un haut-parleur monté sur baffle plan place der­rière l’écran, selon la méthode clas­sique. Deux colonnes insé­rées har­mo­nieu­se­ment dans la déco­ra­tion du plafond com­plètent cette ins­tal­la­tion ; leur posi­tion opti­male pour une bonne récep­tion a été déter­mi­née au cours de dif­fé­rents essais en ligne, dans les condi­tions nor­males d’ex­ploi­ta­tion. Enfin, une sono­ri­sa­tion exté­rieure peut
être uti­li­sée pour la dif­fu­sion de textes ou de musique enre­gis­trés sur bandes magné­tiques ou de la bande sonore du film projeté.

Essais et mise en service

Le premier essai en ligne de la voiture a été effec­tué fin avril 1966 entre Le Mans et Laval. On a procédé ensuite à la pein­ture exté­rieure, puis aux opé­ra­tions de fini­tion. Au cours d’un second essai en ligne, la Section d’Es­sais d’in­so­no­ri­sa­tion a mesuré le niveau sonore dans le véhi­cule, et l’in­so­no­ri­sa­tion de la salle de pro­jec­tion par rapport aux bruits du moteur et à ceux pro­ve­nant du rou­le­ment sur la voie a été jugée très satis­fai­sante. La voiture, ter­mi­née et mise au point, a été fina­le­ment mise le 6 juin 1966 à la dis­po­si­tion de la Section Cen­trale Ciné­ma­to­gra­phique.

Quelques jours seule­ment après sa sortie des Ate­liers du Mans, la nou­velle voiture-cinema a été incor­po­rée au train spécial mis en marche les 18 et l9 juin 1966, à l’oc­ca­sion du Congrès de l’A.I.C.C.F., entre Paris et la Savoie ; tous les par­ti­ci­pants, étran­gers pour une large part, ont pu y assis­ter à la pro­jec­tion de films tou­ris­tiques sono­ri­sés en trois langues. Un peu plus tard, le Comité d’Ac­cueil de l’E­du­ca­tion Natio­nale l’a uti­li­sée pour passer un film sur les voyages sco­laires édu­ca­tifs : des direc­teurs d’é­ta­blis­se­ments d’en­sei­gne­ment et des pro­fes­seurs de Paris et de cinq villes de pro­vince ont pu ainsi assis­ter, au cours des mois de novembre et décembre 1966, à vingt-deux séances de pro­jec­tion à poste fixe.

Ces débuts très encou­ra­geants montrent d’ores et déjà que les carac­té­ris­tiques de cette voiture la mettent en mesure de rendre des ser­vices signa­lés dans des domaines très variés, notam­ment tou­ris­tiques ou édu­ca­tifs, en France comme à l’é­tran­ger. C’est là un excellent moyen de publi­ci­té pour la construc­tion fer­ro­viaire fran­çaise et pour les films réa­li­sés par la section cen­trale ciné­ma­to­gra­phique qui reçoit volon­tiers les demandes de mises à dis­po­si­tion trans­mises par le secré­ta­riat général ou les direc­tions de la SNCF.

Texte de J. Michaux, J. Robert et A. Ber­thault, issu de la RGCF d’oc­tobre 1967 avec l’au­to­ri­sa­tion de celle-ci.

 

Disposition pour l'isolation acoustique de la voiture cinéma Su 204.
Voiture Su 204 (futur SCC 66) en livrée Corail.

Deuxième version (1976): Su 204 livrée Corail

Cette voiture subit quelques modi­fi­ca­tions, tandis que la déco­ra­tion exté­rieure est ins­pi­rée des nou­velles voi­tures Corail, mais en gris clair et vert foncé. A l’ex­té­rieur, le logo SNCF est alors du type allongé.

Composition du rapide 199 Azur 2000 Paris-Lyon – Menton (service d’été 1980) avec voiture Su 204 livrée Corail

Composition du rapide 199 Azur 2000 Paris-Lyon - Menton (service d’été 1980, Jean-Pierre Malaspina, dessin de Marc Le Gad).
Composition du rapide 199 Azur 2000 Paris-Lyon - Menton (service d’été 1980, Jean-Pierre Malaspina, dessin de Marc Le Gad).

BB 22200 (entre Mar­seille-Blan­carde – Menton) 2 x WLABu MU + Sx Pullman + Srx Salon Bar + A6rtj DEV + 4 x B10c10ux Corail + Su 204 Cinéma
Travail de Jean-Pierre Malas­pi­na, dessin de Marc Le Gad, issu de RMF n°581.

SCC 66 Cinéma à Chambéry le 25/3/2006 (photo ADMR)

Troisième version (1981): SCC 66

La voiture est de nouveau révisée en 1981 :

  • Sup­pres­sion des deux portes d’accès laté­rales en exploi­ta­tion à l’arrêt
  • Sup­pres­sion des deux fenêtres dans la salle à proxi­mi­té de l’écran
  • Chan­ge­ment de livrée pour les cou­leurs actuelles :
    • le flanc de caisse et bas du pavillon en blanc cassé
    • le bandeau situé au niveau des baies peint en jaune beige et les extré­mi­tés de la caisse
    • le dessus de la toiture en marron foncé
    • les trois lettres SCC (Spécial Cinéma Confé­rence) rem­placent la mention “voiture cinéma”.
  • Re-déco­ra­tion inté­rieur de la salle avec un feutre orange avec miroirs laté­raux donnant un effet d’op­tique pour élargir la salle
  • Ins­tal­la­tion de haut par­leurs dans le plafond
  • Amé­na­ge­ment d’une réserve der­rière l’écran
  • Fixa­tion per­ma­nente du pupitre à droite de l’écran
  • Réduc­tion du nombre de place à 60

Le train Forum

La voiture SCC 66 fut inté­grée à un ensemble de six voi­tures spé­ciales avec la même livrée qui com­po­saient en parti le train Forum.

Pictogramme de la SCC 66
Pictogramme de la SCC 65

SCC : Spécial Cinéma Confé­rence. Il en exis­tait deux, la SCC 66 (sur base MU), la SCC 65 (sur base Vru, voir ci-dessous).
SCCV : Spécial Cinéma Confé­rence Vidéo (un exem­plaire SCCV 64, bar + cinéma sur base Vru).

Pictogramme de la voiture SSC

SSC : Spécial Sémi­naire Confé­rence (deux exem­plaires sur base Grill Express),

Pictogramme de la voiture SAV

SAV : Spécial Audio Visuel (une sur base Vru).

SCC 66 /​ SCC 65 : attention à la confusion !

Ces deux voi­tures d’ap­pa­rence simi­laire, offraient le même type de ser­vices mais étaient struc­tu­rel­le­ment dif­fé­rentes.

Carac­té­ris­tiques SCC 65 SCC 66
Caisse Vru trans­for­mée MU neuve
Lon­gueur 24,5 m 26,4 m
Pupitre A gauche de l’écran A droite de l’écran
Nombre de places 56 68
Sièges Dos­siers blancs Dos­siers oranges
Stra­pon­tins A chaque rangée Une rangée sur deux
Livrées his­to­riques SCC Verte puis Corail puis SCC
Pré­ser­va­tion Pacific Vapeur Club APMFS
Mise en service 1979 1966
Bogies Y26 Y24S
Vitesse maxi­male 200 km/​h 160 km/​h

Carac­té­ris­tiques de la SCC 65 :

  • Caisse : Vru trans­for­mée
  • Lon­gueur : 24,5 m
  • Pupitre : A gauche de l’écran
  • Nombre de places : 56
  • Sièges : Dos­siers blancs
  • Stra­pon­tins : A chaque rangée
  • Livrées his­to­riques : SCC
  • Pré­ser­va­tion : Pacific Vapeur Club
  • Mise en service : 1979
  • Bogies : Y26
  • Vitesse maxi­male : 200 km/​h

Carac­té­ris­tiques de la SCC 66 :

  • Caisse : MU neuve
  • Lon­gueur : 26,4 m
  • Pupitre : A droite de l’écran
  • Nombre de places : 68
  • Sièges : Dos­siers oranges
  • Stra­pon­tins : Une rangée sur deux
  • Livrées his­to­riques : Verte puis Corail puis SCC
  • Pré­ser­va­tion : APMFS
  • Mise en service : 1966
  • Bogies : Y24S
  • Vitesse maxi­male : 160 km/​h
Voiture cinéma SCC 65 à Longueville (photo ADMR, 29-4-2024).

Voiture SCC 65 le 29–4‑2024 à Lon­gue­ville (photo ADMR)

Intérieur de la voiture SCC 65 en février 1979 (photo SNCF-Médiathèque / Patrick Olivain)

Inté­rieur de la voiture SCC 65 en février 1979 (photo SNCF-Média­thèque /​ Patrick Olivain)

Film SNCF publi­ci­taire de 1979 pré­sen­tant les ser­vices des voi­tures SCC 65, SAV et SSC.