Au cours de l’année 2003, un de nos adhérents nous signale que l’entreprise Ugine Acier vient de confier la desserte de son embranchement particulier (environ 6 km de voies dans l’usine) au groupe VFLI.
Le but de l’Association pour la Préservation du Matériel Ferroviaire Savoyard (APMFS) est bien sûr de préserver le matériel de la SNCF, mais aussi, et pourquoi pas et à juste titre, celui des entreprises industrielles savoyardes.
L’APMFS recherche alors les entreprises embranchées qui disposent encore de leur propre moyen de traction. Hélas, il ne reste qu’Ugine Acier et le Groupe Vicat à Chambéry.
Au cours du mois d’octobre 2003, un contact est pris avec les directions des deux entreprises. La première réponse arrive du groupe ARCELOR (Ugine Savoie) |
 La défunte locomotive belge d'Ugine SavoieLa locomotive Ugine SavoieLe groupe VFLI gère désormais l’embranchement de l’usine, mais avec son propre matériel moteur diesel. L’ancienne locomotive électrique n’est plus utilisée, elle doit être découpée en décembre 2003. Ugine Savoie accepte de la céder à l’APMFS. |
Description de la locomotiveC'est une locomotive de type BB, dite "locomotive Houthalen" de 60 tonnes et 10,300 m de longueur. Elle fonctionne sous 600 volts continus et roule à la vitesse de 25 km/h. Elle a été construite en Belgique par LA BRUGEOISE ET NIVELLES, Les Ateliers Métallurgiques, S.A. NIVELLES en 1957.
Historique de la cessionLe vendredi 5 décembre 2003, la locomotive est expertisée (en ma présence) par l'Expert Matériel de la SNCF. Si l’aspect général de la locomotive est plus que satisfaisant, il n'en est pas de même pour ses essieux. L'embranchement décrit une grande courbe, la locomotive n'a jamais été tournée, résultat: les boudins des 4 roues d'un même côté sont réduits à l'épaisseur d'un bout de ferraille. Dans ces conditions, la locomotive est interdite sur les voies de RFF. Aucune solution, même routière (hors de prix) n'ayant été trouvé, la locomotive sera ferraillée sur place en janvier 2004. |